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Traversée de la jungle de Bornéo en solitaire par Ian Devreese
Retrouvez le récit de Ian Devreese sur sa traversée de la jungle de Bornéo en solitaire. Une aventure de 17 jours sur 100 km.
Mon expédition dans la jungle de Bornéo a débuté dans le petit village de Long Pahangai Satu, pour une arrivée initialement prévue à Long Ampung, 100 km au nord. J'ai dû changer mes plans et faire demi-tour vers le sud pour rejoindre Long Tuyoq, une petite bourgade à l’est de Long Pahangai. Au total, j'ai passé 17 jours dans la jungle, dont 3 jours complets à l'arrêt dans mon hamac à cause de mes pieds blessés.
Mon objectif à travers cette expédition était de m'immerger dans la jungle profonde pour me reconnecter avec la nature, pour retrouver une sorte d'instinct perdu.
En 2023, lors de ma première expédition en solitaire, je suis parti dans le désert de Simpson en Australie. J'ai parcouru 300 km en complète autonomie, d'ouest en est en 13 jours. Durant cette aventure, je me suis senti appartenir au désert, aux éléments, je me suis senti redevenir "animal".
Une semaine plus tard, je suis reparti pour 700 km dans le désert mais en semi-autonomie cette fois-ci. Je me suis arrêté dans différents petits hameaux perdus au milieu du désert pour faire le plein d'eau et de nourriture. Là, j'ai cherché à revivre cette sensation. C'est en réfléchissant au moyen d'y parvenir que je me suis vu dans la jungle. J'ai eu une vision très nette de moi dans une forêt tropicale. A ce moment-là, j'ai su que j'irais bientôt m'aventurer dans cet environnement.
Cette expérience fût pour moi si bouleversante, qu'elle a redéfini ma façon de vivre. Mon objectif est de partir en expéditions dans les environnements les plus sauvages de la planète (désert, région polaire, jungle, montagne, océans,...) pour apprendre et retrouver ce lien intime et indéfectible qui unit l'Homme et la Nature !
Voici mon récit.
Ma préparation à Long Pahangai Satu
Me voilà enfin arrivé à Long Pahangai Satu, un petit village situé au Nord-Est de Bornéo au milieu de la jungle. Il m’a fallu 2 jours de voyage pour arriver ici. J’ai passé la nuit dans l’unique guest host disponible et j’ai eu la chance de rencontrer un groupe d’hommes travaillant pour la conservation et la protection de l’environnement de l’île.
Ils font du karaoké, chantent et rient joyeusement. Je discute avec eux dans un anglais approximatif et à l’aide de Google traduction. Ils m’invitent à leur table, m’offrent à manger et à boire. Nous sympathisons.

Je leur explique alors mon projet de traverser la jungle sur 100 km vers le nord pour rejoindre le village de Long Ampung, à pied, seul et en autonomie. Ils ont un peu de mal à me croire au début mais, au fil de la discussion, ils finissent par comprendre mon projet et à me prendre au sérieux. Ils me posent un tas de questions sur mon matériel, mon équipement et la façon dont je compte progresser dans cette forêt. L’un des hommes attachent à mon poignet un bracelet. Celui-ci symbolise l’amitié, la fraternité et le courage pour les peuples Dayak me dit-il. Je suis touché par le geste.
Le lendemain à 7h du matin, c’est l’heure du départ. J’ai la gorge nouée, un mélange de trac et d’excitation que je ressens avant chaque expédition. Je demande à un vieux pêcheur assis dans sa pirogue s’il peut me déposer de l’autre côté du fleuve, mon point de départ. ça y est, l’aventure va enfin commencer !
Le début de ma traversée en autonomie
Mes premiers pas dans la jungle sont hésitants, je découvre ce nouvel environnement avec émerveillement et appréhension. La jungle de Bornéo est la plus ancienne forêt primaire de la planète, aux alentours de 140 millions d’années. L’île représente seulement 1% des terres, mais détient environ 6% de la biodiversité mondiale. Des milliers d’espèces endémiques y prospèrent.
Au-delà de la fascination que j’éprouve pour ce milieu, j’ai conscience des nombreux dangers qu’elle abrite : maladies tropicales, micro-organismes, chutes d’arbres, etc. Mais aussi les animaux comme les serpents, les araignées, les scorpions ou les crocodiles marins (ces impressionnantes créatures peuvent atteindre 8 mètres de long).

Du sang et une machette
Progresser dans la jungle est plus difficile que prévu. Le poids de mon sac à dos (36kg), l’humidité, la chaleur, les piqûres d'insectes, le terrain escarpé et la végétation extrêmement dense font de chaque pas un effort considérable.
Avec la fatigue, je commets une première erreur dès le deuxième jour. Je me coupe le petit doigt avec la machette. J’attrape dans mon sac à dos ma trousse à pharmacie. Il y a du sang partout, sur ma main, mes vêtements et mon équipement. Tout est recouvert d’une épaisse flaque rouge.
J’installe mon campement pour soigner ma blessure et faire le point. L’entaille est profonde mais je sais encore bouger le doigt, par chance aucun nerf n’est touché.
Entre enfer et paradis vert
Je continue ma progression vers le nord. Mon doigt guérit bien, il commence tout doucement à cicatriser, j’ai juste peur de manquer de compresses et de bandages. Le terrain, quant à lui, devient de plus en plus compliqué. Les montées et descentes sont de plus en plus raides et, quand il pleut, je dois redoubler de prudence.
Certaines sections sont si impénétrables que je peine à faire ne serait-ce qu’un mètre. C’est comme si je devais traverser une haie de jardin en son centre avec un sac sur le dos et une machette comme seul outil. Chaque jour, je tombe, je grimpe, je coupe, je rampe, je saute.
Malgré les difficultés, la jungle m’offre des spectacles époustouflants. Je croise des papillons de milles couleurs, d’énormes insectes étonnants, des oiseaux, des poissons, des écureuils, des lézards,... J’ai aussi la chance d'apercevoir plusieurs singes se déplacer agilement au sommet de ces arbres immenses qui composent la forêt.

Souffrance inattendue
L’expédition prend un tout autre tournant le 4 octobre 2024 après 7 jours de marche. Je me retrouve face au terrain le plus compliqué et difficile à traverser que j’ai rencontré jusqu’à présent : ça monte fort, la végétation est très dense et les arbres, lianes et autres plantes sont recouverts de piques.
Celles-ci ne cessent de s'agripper à mes vêtements, me blessent les mains, griffent mon visage. De plus, certaines de ces ronces sont recouvertes de grosses fourmis qui ont la fâcheuse tendance d’infliger des morsures à ceux qui viennent les déranger. Avancer dans ces conditions est exténuant.
Quand le terrain se dégage enfin, je décide de prendre une pause. Au moment de me remettre en route, impossible d’avancer. Mes pieds me font trop souffrir. Je décide d’installer mon campement plus tôt que prévu pour voir ce qui ne va pas et me reposer mais je ne parviens même pas à m'éloigner pour trouver un coin adapté où installer mon hamac.
Non sans difficulté, je retire mes chaussures et mes chaussettes ; mes pieds sont à vif. L’humidité constante associée aux frottements du sable et de la terre ont eu raison d’eux. Je ne sais plus marcher, ni même me tenir debout.
Pour la première fois depuis le début de l’aventure, je me sens réellement vulnérable et en insécurité. Ce jour-là durant plus d’une heure, j’installe mon campement sur les genoux. Je passe deux jours dans mon hamac pour guérir mes pieds. Deux jours immobile sans rien faire à part manger et boire.
Mon alimentation pour ce trek
Pour me nourrir, j’ai avec moi de la semoule, des barres protéinées et de la nourriture lyophilisée offerte par mon partenaire Lyophilise & Co.
La nourriture lyophilisée est de la nourriture qui a été congelée puis déshydratée pour en extraire l’eau. De cette façon, l’ensemble des valeurs nutritionnelles des aliments sont conservés. Les repas lyophilisés permettent de voyager léger, ils sont nutritifs et pratiques à emporter.
Ils sont également faciles et rapides à préparer. Il suffit d’ajouter de l’eau chaude ou froide selon la recette et d’attendre quelques minutes. Il ne s’agit pas de repas en poudre, ils se composent de véritables morceaux. Au milieu de la jungle, après une journée épuisante, manger un vrai repas nutritif et avec du goût est profondément réconfortant.

Remise en question
Cet arrêt forcé me laisse beaucoup de temps pour réfléchir, pour me poser des questions, me remettre en question. Je prends conscience que lors de chacune de mes aventures, que ce soit dans le désert, en région polaire ou aujourd’hui dans la jungle, il me manque quelque chose d'essentiel : des connaissances approfondies sur la nature et la survie.
Je dois impérativement combler cette faiblesse à mon retour si je veux continuer à mener des expéditions de plus en plus ambitieuses et engagées.
Le souffle de la jungle
Ces deux jours passés dans mon hamac me permettent également d'appréhender la forêt différemment. Je peux observer les oiseaux et les insectes à ma guise mais aussi, et surtout, écouter.
J’entends les singes jouer et se déplacer dans la canopée, j’entends les oiseaux chanter, j’entends les arbres tomber, les branches frémir, j’entends les orages déchirer le ciel et faire vibrer le sol,… J’entends la jungle respirer ! Elle vit et son souffle est hypnotisant.
Déception et changement de plan
En reprenant ma progression, mes pieds vont mieux mais j’ai conscience qu’il sera très compliqué de réaliser l’itinéraire que j’avais prévu de base. Je continue ma progression durant deux jours, jusqu’à ce que mes pieds me freinent à nouveau. Je réalise pour de bon que je dois changer d’itinéraire.
Je redescends vers le Sud pour rejoindre Long Tuyoq un petit village dont j’avais noté l’existence avant de partir et situé à environ une semaine de marche. Je suis déçu mais je n’ai pas d’autres choix. Mes pieds me font souffrir. Je pense que je n’ai jamais eu aussi mal de toute ma vie. Je force pour avancer mais je dois chaque jour m’arrêter un peu plus tôt pour en prendre soin.
J’y prête constamment attention. Je reprends même une journée entière de repos dans mon hamac tant ils me font mal. Malgré la douleur et la déception, j’ai conscience de la chance que j’ai d’être ici. Les spectacles fabuleux que m’offrent la jungle justifient à eux seuls de prendre ces risques et de partir à l’aventure.

Rencontre et fin d’expédition
J’arrive au village de Long Tuyoq le 14 octobre après 17 jours d’expédition. Les villageois m’accueillent avec curiosité. Par chance, un allemand qui réalise son doctorat sur les populations reculées d’Indonésie se trouve actuellement dans le village. Nous communiquons en anglais et il traduit en Indonésien mes propos aux habitants.
Une famille m’invite chaleureusement à loger chez eux. Je retrouve le plaisir de prendre une douche, le confort d’un matelas et je me régale en mangeant les plats qu’ils ont cuisinés. Un peu plus tard, la grand-mère de la maison me demande de lui passer mes vêtements sales. Elle sort une grosse bassine remplie d’eau, du savon et des brosses, et se met à frotter mes affaires pour les nettoyer. Elle frotte durant 1h mon pantalon, mes chaussettes, mes T-shirt, mes chaussures, mes slips. Je reste à côté d’elle, empli de gratitude.
Le lendemain, je prends un petit bateau pour retourner en ville. Je fais mes adieux à la famille et à l’allemand que j’ai rencontrés. Je suis triste de les quitter. Je fais de grands signes d'au revoir à mes hôtes tout en m'éloignant du rivage. Je leur en suis infiniment reconnaissant !
J’ai l’espoir de les revoir un jour.
Ian Devreese
@ian_devreese
Porc effiloché et riz

Pâtes fromage et champignon

Tartiflette savoyarde

Pâtes à la carbonara

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